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Les eicosanoïdes




Les eicosanoïdes, superhormones de l’organisme, existent depuis 500 millions d’années et contrôlent tous les systèmes hormonaux, y compris l’équilibre œstrogène-progestérone.



Carences en bons gras, antioxydants et cofacteurs enzymatiques


Règle générale, notre régime alimentaire est carencé en bons gras, en antioxydants et en cofacteurs enzymatiques, ce qui perturbe la production des eicosanoïdes. Les eicosanoïdes constituent le premier système hormonal de contrôle développé par les organismes vivants. Ils ont été découverts en 1936. En 1982, la recherche sur les eicosanoïdes a valu à ses auteurs, Sune K. Bergstrom et Bengt Samuelsson, du Karolinska Institute de Stockholm, et John Vane, du Royal College of Surgeons en Angleterre, le prix Nobel de médecine et physiologie. Les eicosanoïdes, il y en a des centaines dans notre corps. Plusieurs sont semblables à ceux des éponges. Ils forment une sorte de «gelée moléculaire». Ils agissent, entre autres, sur les réserves de graisses. Fait important à signaler, au moment de la ménopause, un recyclage hormonal producteur d’œstrogènes va s’instaurer dans le corps, et des cellules graisseuses commenceront à produire de l’œstrogène.



Le cerveau ne reçoit plus les bons nutriments


Notre régime alimentaire ne donne plus au cerveau les types de gras et de nutriments compatibles avec ses antiques origines génétiques: l’alimentation de nos ancêtres du paléolithique. Pendant leur période de formation évolutive qui dura trois millions d’années, l’architecture du cerveau et son réseau de dendrites, c’est-à-dire de minicâbles transmettant l’information, se sont développés avec les aliments accessibles à ce moment-là: fruits, noix, légumes, plantes sauvages, légumineuses, miel, gibier maigre, petit gibier, œufs, poissons et crustacés. À l’époque, avec les noix et les légumineuses, les fruits et légumes fournissaient 65 % des calories quotidiennes et 100 g de fibres par jour, ce qui représente 10 fois notre consommation quotidienne de fibres. Cela apportait à profusion des vitamines, des minéraux, des antioxydants et des bons gras. Ce type d’alimentation, qui a prévalu durant au moins 100 000 générations, a été modifié il y a 10 000 ans par la révolution agricole. On a commencé à cultiver des grains, à faire du pain et à élever des troupeaux d’animaux, augmentant ainsi l’apport de produits laitiers, d’œufs et de céréales dans la nutrition. C’était il y a 500 générations. Mais il y a 60 ans (trois générations), le cerveau a reçu l’ultime choc nutritionnel: l’apparition d’aliments transformés, raffinés et «minute». Le cerveau réussit très difficilement à s’adapter à ce type d’alimentation incompatible avec les besoins historiquement essentiels au fonctionnement optimal des cellules cérébrales (recherches du Dr Boyd Eaton, spécialiste en nutrition évolutive et auteur de The Paleolithic Prescription). Cela a eu pour conséquences:

• une famine hormonale anormale au moment de la ménopause;

• un cerveau hyperactif qui, lors de la ménopause, provoquera l’hyperfonctionnement de l’hypophyse, ce qui provoquera:
– une augmentation excessive des taux de gonadotrophines hypophysaires (FSH, LH), la cause des chaleurs;
– une hyperactivité également de l’hypothalamus (insomnies, rages de faim) et de la zone limbique (fragilité émotionnelle), ainsi qu’une diminution de la sécrétion de sérotonine, un neuromédiateur, favorisant, lors de la ménopause, le développement des états de dépression et l’insomnie.



Une bonne alimentation


Il est primordial, pour bien traverser la période de la périménopause et de la ménopause, de consommer des bons gras (graines, noix, huiles pressées à froid), des fruits, des légumes, des grains entiers, et de diminuer voire éviter les aliments transformés. Il est toujours temps d’entreprendre un tel régime et le plus tôt sera le mieux!




Johanne Verdon, ND.A.
Membre de l’ANAQ
Auteure de « Il était une fois la ménopause », Éditions Publistar, 2003



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