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Les anovulants, un kaléidoscope inquiétant ! (2ième partie)




La pilule contraceptive a-t-elle une influence sur l’humeur, donne-t-elle le cafard ou, dans certains cas, augmente-t-elle la tendance dépressive ou encore le niveau d’anxiété?


Ces questions ne peuvent demeurer sans réponse car des modifications du comportement sont en cause et cela peut influencer les rapports dans le couple, l’attitude avec les enfants et dans le milieu de travail. On sait d’ores et déjà que la prise régulière de contraceptifs oraux abaisse le taux d’acide folique dans le sang. Cette vitamine du complexe B agit au niveau cérébral comme un stabilisateur de l’humeur. Les femmes qui de surcroît consomment peu de légumes verts, d’avocat et de légumineuses ont donc souvent dans ce cas le cafard facile. On a découvert également que les oestrogènes de synthèse des anovulants, ainsi que les pilules combinées (oestrogènes-progestérone / progestérone de synthèse), augmentent le taux de cortisol de façon souvent excessive, ce qui a pour conséquence d’augmenter l’anxiété, la tendance dépressive, l’insomnie, sans oublier l’obésité (ce qui contribue à miner le moral). Chez certaines, cela va jusqu’à une nette augmentation de la tendance suicidaire. Le Dr Ellen Grant, auteur du livre « Amère pilule, la vérité sur le contraceptif chimique », s’est intéressée à cette question.


L’élévation du taux de cortisol dont j’ai parlé précédemment, chez beaucoup d’utilisatrices de la pilule, augmente la décomposition enzymatique du tryptophane dans le foie, ce qui entraîne une diminution du niveau de sérotonine, un neuromédiateur antidépresseur. Cette décomposition de substances suit une voie anormale et des sous-produits de métabolisme anormaux sont retrouvés dans les urines. Ces métabolites peuvent également entraîner à long terme, le développement d’un cancer de la vessie. Tout bien sûr est question de sensibilité personnelle et de la capacité du foie à dégrader ces hormones de synthèse. Certaines pilules peuvent causer une grande augmentation de la MA.O. (monoamine oxydase), ce qui influe encore une fois sur l’humeur. Dans un cycle normal, le taux de cette amine peut passer de 1000 à 20,000 unités dans la phase tardive du cycle, quelques jours avant les menstruations, ce qui augmente beaucoup l’irritabilité et la tendance dépressive. Chez certaines femmes sous anovulants, cette situation peut perdurer jusqu’à trois semaines par mois.


Le Dr Sylvie Demers, M.D., Ph. D., biologiste et chercheur, s’est également intéressée aux effets des contraceptifs oraux sur la santé des femmes. Elle mentionne dans son livre « Hormones au féminin », publié aux Éditions de l’Homme, que le message actuellement véhiculé est que les contraceptifs oraux sont sécuritaires pour la majorité des femmes en santé et qu’ils peuvent être pris sans problème pendant plusieurs années, jusqu’à la ménopause. Affirmation avec laquelle elle est en désaccord. Elle a aussi constaté que la très grande majorité des femmes qui prennent des contraceptifs présentent des taux élevés de cortisol et que cela ne semble pas associé à un contraceptif oral en particulier. Parlons également de la baisse de libido que peut entraîner l’augmentation du taux de cortisol dans le sang, mais également au fait que l’ovulation n’a pas lieu et que la progestine des anovulants pris quotidiennement réduit la présence de copuline (produite par une bactérie banale du vagin) dans les sécrétions vaginales. Ce que découvrit le Dr Michaël Richard lors de travaux sur la copulation des singes est qu’une baisse de copuline diminue l’attirance sexuelle de la part des femelles et des mâles. Et cela est aussi vrai chez l’humain. En est-il ainsi des phéromones produites par la peau, puisque ces anovulants provoquent un faux état de grossesse? Le professeur d’anthropologie de l’Université Rutgers, Lionel Tiger, a soulevé la question suite à une étude qu’il a menée sur des singes macaques qui ont un comportement assez semblable à celui des humains dans leur sexualité On a donné la pilule à des femelles macaques et un bon nombre de mâles n’étaient plus attirés par leurs femelles préférées… Baisse de copuline?... Altération des phéromones?


En terminant, on est en droit de se demander si la consommation d’alcool qui est de plus en plus à la hausse chez les femmes, tel qu’on peut le constater dans les bars, est un signal d’alarme! Irritabilité, tendance dépressive, baisse de libido, insomnie… elle ne savent que faire de ce corps qui se révolte, parasité par des hormones synthétiques! Elles ne savent que faire car on leur dit que cette prise d’anovulants est sans conséquence. Alors s’ajoute les antidépresseurs et les somnifères, porte ouverte à la prise de poids qui s’était déjà sérieusement amorcée avec les pilules de la liberté!


Johanne Verdon, ND.A.
Membre de l’ANAQ
Comité médiatique



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