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La notion de terrain et la «cause causale»




Cette question fondamentale qu’il est urgent de se poser m’a amenée à définir, dans un premier article, deux tendances : celle des JARDINIERS et celle des POMPIERS. Deux visions différentes de la vie et des choses et pourtant complémentaires. La première privilégie la notion de « terrain » et recherche la « cause causale ». La deuxième a les outils ultra technos et la puissance. Son leitmotiv est souvent : « peu importe les conséquences, on s’en sortira toujours! ». Mais cette prétendue vérité commence à pâlir.


Les stars de l’urgence n’en peuvent plus de briller. On est sur le bord du burnout, car plus ça change, plus c’est pareil. Un économiste québécois avait prédit en 1975 que d’ici l’an 2000, le produit national brut du Québec ne suffirait plus à couvrir les frais rattachés à la « santé ». Il avait raison. En ce moment, les frais rattachés à la santé font exploser les coffres gouvernementaux. L’Amérique du Nord va d’urgence en urgence et ce qui s’y manifeste en tant que problématique rejaillit telle une ombre.


Il faut donc que les Jardiniers élargissent leur champ d’action et avant tout dans le domaine de la santé. La vie même fait appel aux médecines alternatives et de façon particulière à la naturopathie dont l’approche est de plus en plus saluée par de nombreux chercheurs qui s’intéressent, à travers le monde et plus que jamais, aux plantes, à la nutrition, aux antioxydants, aux vitamines, aux oligo-éléments et au stress. La tendance écologique passe de ruisseau à rivière et bientôt passera de fleuve à océan, non seulement en ce qui a trait à l’environnement mais aussi pour tout ce qui touche à l’écologie du mode de vie, incluant les soins de santé où l’on devra avoir une vision d’ensemble du corps et de sa flore.


La naturopathie tire ses origines des traditions médicinales de plusieurs peuples et communautés. Dans les faits, elle est née en 1902, au moment où Benedict Lust, un immigrant allemand, a fondé à New York l’American School of Naturopathy. Le mot « naturopathie » a été pensé en 1895, par un Allemand du nom de John H. Scheel. Il est formé des mots allemands « natur » et « pfad » (en anglais nature et path). Il signifie « le sentier de la nature ».


Surtout, pas trop d’émotion si on vous parle d’écologie, de mode de vie, de surconsommation médicamenteuse. Monsieur Spock est en ville. Vous vous souvenez de ce célèbre vulcain de la série Star Treck, un extraterrestre sans émotions. Mais il y a un hic! Les processus, avec le temps, se sont inversés. On fait en toute chose de plus en plus appel aux Pompiers. Dans le domaine de la santé : surconsommation de médicaments pharmaceutiques, augmentation donc des effets secondaires, multiplication des chirurgies. À l’urgence, on est des stars! Et c’est vrai aussi, puisqu’on y sauve heureusement des vies! Mais en médecine alternative, on sauve des qualités de vie. Le réchauffement de la planète en est un exemple assez criant! On a fait fi du respect de la nature et de la conséquence des attitudes et habitudes industrielles et personnelles sur l’environnement. Nous avons cessé d’être des Jardiniers pour nous cantonner dans un rôle de Pompier. Bien voilà, la nature nous gifle. Le processus au départ ne doit jamais être inversé : premièrement les Jardiniers et deuxièmement les Pompiers. Avant tout, prévention, information, conscientisation, travail sur le mode de vie, sur l’humain et ses micro et macro-systèmes. Cela s’extrapole même au niveau planétaire. Essayez d’identifier des personnes autour de vous qui ont compris et appliquent ce principe de sagesse élémentaire. On commence à ne plus les compter sur le bout des doigts.


Johanne Verdon, ND.A.
Membre de l’ANAQ
Comité médiatique



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